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Article publié le 1er décembre 2016.

Viré pour deux bananes qu’il n’a pas volées ? La direction de l’Agraf a osé !

Le tract des syndicats CGT, SUD, FO
Monsieur C. - plongeur au restaurant de Malakoff et employé de l’Agraf depuis 2008 - devrait cesser définitivement son travail ce vendredi 2 décembre. La raison ? Ne pas avoir mangé son dessert au moment du repas !
Le directeur de l’Agraf et sa DRH ont une politique du personnel...très
personnelle : ainsi s’arrogent-ils le droit de procéder au licenciement d’un agent en l’accusant du vol de deux bananes !

L’incroyable histoire d’un licenciement sans motif réel et sérieux
Qui ne finit pas ses bananes…
Avant de rejoindre son poste, Monsieur C. prend l’habituel déjeuner que lui fournit l’Agraf.
Mais ce mardi-là il commet l’irréparable, un acte odieux envers son employeur : il ne mange pas sa banane, préférant la conserver pour la fin de son service. Un
de ses collègues ne mange pas non plus la sienne et, au lieu de la jeter, il la lui offre.
En fin de service, les cow-boys de la direction de l’Agraf effectuent un contrôle : notre plongeur se trouve alors dans les vestiaires de l’établissement et, avant qu’il n’ait même pu peler la moindre de ses deux bananes, la direction les lui confisque…
Treize jours plus tard, le plongeur est convoqué pour un entretien préalable avant éventuelle sanction.
… se fait licencier sans autre forme de procès !
En allant à l’entretien, le plongeur incrédule s’interroge : on ne peut quand même pas se faire engueuler comme un gamin par Môssieur le directeur simplement pour
n’avoir pas fini son dessert à temps ?
Et pourtant… Lors de cet entretien, la direction lui fait la morale et prétend que son acte est très grave. Puis on lui signifie que le directeur statuera sur son cas d’ici
quelques jours et qu’il sera mis au courant de la décision par courrier.
En attendant, il peut reprendre son travail normalement.
Le courrier arrive au bout d’un mois.
Coup de tonnerre : licenciement pur et simple pour le vol de deux bananes appartenant à l’Agraf, avec prise d’effet au 3 décembre !

La direction doit revenir sur sa décision et mettre fin à cette injustice !
Des collègues écoeurés
Dans une lettre-pétition adressée à la direction – et à laquelle elle n’a même pas daigné répondre,- l’ensemble des collègues de l’agent mis en cause formulent leur plus profond écoeurement face à l’arbitraire de la direction qui a « aussi hâtivement qu’injustement accusé [notre collègue] de s’être rendu coupable du
vol de deux bananes ». Dans cette même lettre ils demandent à la direction de recouvrer la raison et d’ « annuler son licenciement prévu pour début décembre. »
Un plongeur accusé à tort
La semaine dernière, l’employé en question adressait à son tour un ultime recours à la direction en démontrant par a plus b que la décision était proprement sans fondement : le vol n’en est pas un (il n’a pas piqué les bananes dans le stock) et il ne contrevient pas à la disposition du règlement invoquée par la direction interdisant de sortir des stocks de la marchandise vers l’extérieur de l’établissement.
La réponse de la direction de l’Agraf  : le déni Face à la fédération des finances et aux syndicats de l’Agraf la direction persiste à affirmer qu’elle ne ferait
qu’appliquer le règlement ! C’est totalement faux !

Cette mauvaise plaisanterie n’a que trop duré : en tant qu’usager et en tant que syndicat CGT SUD et FO nous exigeons que la direction de l’Agraf revienne sur sa décision et nous soutenons toutes les initiatives des salariés de l’Agraf qui pourront faire pression dans ce sens.
FACE À L’ARBITRAIRE, SOUTENONS NOS COLLEGUES DE L’AGRAF !
EXIGEONS L’ANNULATION IMMÉDIATE DE CE LICENCIEMENT !

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